QUI SOMMES-NOUS

DÉCOUVREZ MAD VERRERIE D’ART

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DÉCOUVREZ MAD VERRERIE D’ART

La raison d’être de notre atelier est de faire découvrir au grand public le travail du verre soufflé au chalumeau, à l’aide de démonstrations ou à travers nos créations.

Nous valorisons également notre région, la Lorraine, et nous travaillons autant que possible avec des partenaires et fournisseurs locaux.

ARTISAN VERRIER DEPUIS PLUS DE 25 ANS

FRÉDÉRIC DEMOISSON, MOF 2019

FORMATION

1991 à 1993 :Formation initiale dans le verre spécialité souffleur à la canne au CERFAV en apprentissage chez Philips au service développement des lampes halogène.

1993 à 1997 : Obtention d’un CAP, Brevet de Technicien des Industries du verre spécialité chalumeau puis Brevet des Métiers d’art au lycée Dorian et lycée Lucas de Nehou.

PARCOURS PROFESSIONNEL

1997 à 2002 : Responsable d’atelier sur la fabrication de tube de vision nocturne et souffleur de verre au chalumeau pour la réalisation de pièces de laboratoire. Approfondissement des techniques de soufflage de verre à la canne auprès de l’atelier de Pascal Guernic.

2002  : Création de VerreLab, société spécialisé dans la réalisation de pièces sur mesure pour les laboratoires.

2006 à aujourd’hui : VerreLab fusionne avec Techlab. Responsable de l’atelier de soufflage de verre.

Frédéric Demoisson - Mad Verrerie D'Art | Frédéric Demoisson
Frédéric Demoisson - Mad Verrerie D'Art | Frédéric Demoisson

CRÉATION DE MAD VERRERIE D’ART ET PARCOURS ARTISTIQUE

2014 : Fondation de Mad Verrerie d’Art pour répondre à un besoin profond de créativité artistique. La création d’un atelier d’art indépendant permet de sortir du verre transparent de laboratoire pour créer des pièces uniques et colorées, en utilisant une multitude de technique différentes et passionnantes.

Stage avec Eddie Legus, Meilleur Ouvrier de France 2000, pour perfectionner les techniques de sculpture.

Formation aux États-Unis auprès de Karina Guévin et Cédric Ginart, spécialistes dans la fabrication de coupe en verre décalé.

Participation au Corning Museum Glass pendant le salon du GAS, un des plus grands rassemblements de verriers au monde.

2016: Présidence de l’Association Flame’Off, dont le but est de créer de grands rassemblements de verriers au chalumeau et de permettre à ceux-ci de faire des démonstrations devant le public et de partager les techniques entre confrères.

Création d’un film documentaire sur le verre au chalumeau en collaboration avec le réalisateur Florian Debu (Le nouveau Souffle.)

2017 et 2018 : Animateur aux estivales du CERFAV pour transmettre la passion du métier de verrier aux élèves et leur apprendre les bases de la verrerie au chalumeau.

2019 : Encadrant en verrerie scientifique au CERFAV.

Logo Mof - Mad Verrerie D'Art | Frédéric Demoisson

MEILLEUR OUVRIER DE FRANCE 2019

En 2019, notre travail a été récompensé du titre prestigieux de Meilleur Ouvrier de France dans la catégorie Souffleur de Verre Artistique au chalumeau.

Retrouvez le récit de ce challenge hors-norme dans notre article dédié.

L’ART ANCESTRAL DU SOUFFLAGE DE VERRE

L’histoire du verre remonte à la préhistoire : en 100 000 avant notre ère, l’obsidienne, un verre volcanique naturel, est déjà taillé par l’homme pour former des pointes de flèches. Les tectites, billes de verre formées par des impacts avec des météorites, servent également de bijoux. 

Les différentes légendes qui parlent de l’apparition du verre se ressemblent beaucoup, en voici quelques-unes. Selon Pline (Pline l’Ancien, 23-79 après J.C.), ce seraient des marchands phéniciens qui, faisant cuire leurs aliments sur les rives du fleuve Bélus dans des marmites supportées par des blocs de natron, auraient vu couler une substance inconnue. Mais ceci n’est qu’une légende car l’élaboration du verre nécessite une température d’environ 1 300 °C.

Lorsque des marchands s’arrêtèrent pour se reposer et préparer leur repas, ils remarquèrent que sous les pierres de natron (carbonate naturel de sodium) sur lesquelles ils avaient placé leurs récipients pour cuire leur nourriture, sous la chaleur intense, un liquide visqueux inconnu était apparu. Ils l’appelèrent aussitôt verre. Plus tard, les Égyptiens, forts de cette découverte, se mirent à faire fondre le sable et le natron dans des fours appropriés afin de produire eux-mêmes du verre.

Le verre existe déjà naturellement depuis plusieurs centaines de milliers d’années. L’Homme l’utilisa pour la première fois il y a 100 000 ans sous forme d’obsidienne (verre naturel d’origine éruptive), pour fabriquer des outils, des armes coupantes et des bijoux.

Les premiers verres fabriqués par l’Homme sont originaires de Mésopotamie, de Syrie ou d’Égypte. Ils ne sont pas encore transparents ou translucides mais opaques, de couleur verte ou bleue.

Les fours permettent d’obtenir de plus hautes températures, la matière est mieux affinée. Le verre devient translucide et se développe alors un marché d’imitation de pierres précieuses. Les premières pièces en verre creux (amphorisques, arybales) apparaissent au même moment. Ils sont façonnés avec la technique dite de « l’enduction sur noyau », encore appelée « alabastron » (« sand core » en anglais).

L’émail apparaît vers 1 500 avant J.C. C’est une substance vitreuse qui est constituée d’un produit incolore, le fondant, que l’on teint dans la masse en ajoutant certains oxydes métalliques.

On attribue cette invention à la Syrie grâce à l’invention de la canne à souffler. De là, cette méthode passa en Italie, puis en Gaule et en Espagne. Au même moment, on inventa le verre transparent à Sidon (Phénicie), probablement à cause de la pureté des sables de la région et de la présence de natron.

Au Ier siècle après J.C. Cette découverte entraîne la naissance d’une forte industrie de verre creux. Grâce au soufflage à la canne, l’artisan est à bonne distance de la source de chaleur et il peut donner forme à des pièces de plusieurs dizaines de centimètres.

Le verre incolore apparut alors et se répandit à partir du IIIe siècle, il est obtenu en ajoutant du manganèse, qui joue le rôle de purificateur. La teinte naturelle du verre, bleu verdâtre, est due à la présence d’oxydes métalliques contenus dans le sable qui sert à sa fabrication.

Premières traces du verre coulé plat (5 à 6 mm). Ce verre de transparence relative fut utilisé pour vitrer les fenêtres (Pompéi). Auparavant, on utilisait de minces plaques de mica ou d’albâtre.

Description de la technique
Ce travail consiste à modeler, à souffler ou à étirer des tubes ou des baguettes de verre à l’aide d’une flamme ou d’un chalumeau.

Historique de la technique
Cette technique a été utilisée dès l’Antiquité pour confectionner et décorer des perles et pour souffler des alambics. Par la suite, de l’époque médiévale jusqu’à nos jours, ce procédé est demeuré en vigueur pour la confection de récipients de laboratoires scientifiques ou industriels. Il ne nécessite que peu de place et une installation simple, ce qui le rend d’un usage relativement aisé, domestique ou ambulant. L’invention du chalumeau à double arrivée de gaz et d‘air en 1860, puis le remplacement de l’air pulsé par l’oxygène ainsi que l’invention du verre borosilicaté en 1922 ont considérablement amélioré la technique. Parallèlement à une production utilitaire à destination scientifique, il a toujours existé une production artistique de petits sujets décoratifs en verre filé ou soufflé au chalumeau, animaux ou boules de Noël, voire de véritables chefs d’œuvre, comme les “filés “ de Nevers ou comme les calices Art Nouveau de Karl Koepping. De nos jours il existe un engouement marqué des verriers contemporains pour ce type de travail domestique et longtemps conventionnel qu’ils revisitent avec succès. Parfois même ils l’utilisent en association avec d’autres techniques comme par exemple celle du soufflage ou du casting, incluant des motifs exécutés au chalumeau dans une masse de verre coulé.